28 octobre 2008

47. L'imparfait du subjonctif.

Je voudrais que les passants se retournent sur mes mots.
(Et la BO de Bridget Jones c'est cool.)

27 octobre 2008

46. That smile.


Pressée de reformer la dream team, même juste pour une soirée.

Voler des miettes de notre bonheur, une dernière fois.. que tout cela se finisse comme ça avait commencé, comme une évidence.. Symphonie douce-amère dont j'ai toujours rêvé, après tout. Même le quai de gare est au rendez-vous. Tout mettre en scène pour un désaccord parfait. Je ne pleurerai plus maintenant, pas après tout ça. Pas après toute cette vie. Juste de la vie. The life, das Leben et tout ça. Pointless? non, je savoure juste notre désinvolture. Cette indifférence tranquille qui nous a bercés, cette insouciance du lendemain qui m'a ouvert les yeux. I'm not useless anymore. Personne n'est vraiment seul. Sinon, on ne pourrait pas rester en vie. Je m'en souviens, de ces deux phrases. Elles sont imprimées sur mes rétines embuées. Comme cette soirée où j'ai pleuré dans tes bras, où tu m'as portée pendant quelques mètres en me transmettant tant d'espoirs. Great expectations. J'essaierai d'être à la hauteur.
Nous semons tant de bouts de nous en tant de personnes, sans les laisser germer de peur qu'ils ne pourrissent. Ce n'est pas sans raison que le mot "entretien" nous attire si peu. On veut de la nouveauté, du cent à l'heure, de l'imprévu et du surprenant ; bref, nous voulons tous sentir notre coeur battre son rythme sourd sous nos peaux de tambour. Tendus. J'ai attendu si longtemps d'y goûter, à cette euphorie permanente. Plonger la tête première dans la vie, en oubliant d'être sérieuse.

20 octobre 2008

45. Petites choses, dégâts immenses.


Cette sensation de jouer avec une vie dont nous ne saisissons rien, que nous essayons vainement de capturer. Cette impression de courir à toute allure dans un couloir sans fin et de plonger dans des eaux sans fond. Jongler avec la démesure, tenir en équilibre sur nos coups de tête et ne pas s'accorder une seconde de répit. Cette certitude qu'il faut vivre jusqu'à en mourir.


J'ai peur que cela ne soit affreusement précieux.


13 octobre 2008

44. You don't know me at all.


Cette impression de tourner en rond. Je cherche la vie entre des vers de Virgile et des nuits comme celles-là. Toujours à la recherche d'amarres solides. Ce livre traîne sur le rebord de ma fenêtre. Pas le temps. Tout serait donc une question de temps? Je m'y refuse. Obstinément, opiniâtrement et sans retour. Il faudrait peut-être accepter que l'utopie fut de courte durée ; qu'elle exista en encensant ce qui la détruirait. Sans doute pas indéfinitivement. Qu'on ne me secoue pas, j'ai peur de me fissurer. Comme une poterie trop usée. Soyons consensuels : je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.




To find the way around your neck.

12 octobre 2008

43. Angst.

Et c'est pour ça que je suis en train de faire une connerie. Pourtant je sais à quel point ça blesse, l'indifférence. Je me contenterai de regards vagues sur ces souvenirs et des volutes de fumée qu'on essaie d'attraper avec nos bras trop maigres et nos rêves trop flêtris. Désormais je comprends le poids qui pèse sur les épaules des adultes. Je sais pourquoi ils se retournent sans cesse et se lancent dans des hypothèses rétrospectives entachées de regrets. avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Avec des si, je ne serais pas obligée de prononcer les mots que mon corps et mon esprit tout entiers répriment. Il faudra que je répète mon discours. Je me dégoûte déjà, d'être aussi raisonnable. C'est pour notre bien et tout ce genre de conneries, tu vois? Enfin surtout pour le mien, comme d'habitude. J'ai tiré une carte sur laquelle est gravée en lettres noires "self-preservation". Ca ne m'étonne même plus, cette fatalité.

5 octobre 2008

42. I'm dreaming louder everyday.


J'irai jusqu'au bout me disperser en millions de milliers.

Retiens-moi. ?


(Note pour plus tard : arrêter de se mentir)



[ J'ai rédigé ce message, calmement. En savourant le regard nouveau que je posais sur tout ça. Mon manque d'appréhension, et la profusion d'arrières-pensées. J'ai cherché ton nom dans mon répertoire, je ne l'ai pas trouvé. Et là, je me suis souvenue de cette soirée d'été, de ce parfum d'utopie à peine consommée. De cette euphorie dans laquelle j'ai effacé ton numéro. "J'ai pas besoin de lui pour exister, merde." Ces mots, je les ai prononcés. Ils s'en souviennent encore, et je pense encore à toi. C'est pour ça que je ne veux plus jamais être seule, tu vois? Pour ne pas me perdre encore une fois dans tes regards trompeurs. Je suis déjà tombée trop de fois malade de cette passivité, de ce regard froid et calme que tu poses sur tout ce qui t'entoure. Ou presque. Je préfère m'égarer dans mille autres bras que les tiens. ]

C'est tellement étrange d'agir en adulte.
Sans doute la première fois que je parle de mes sentiments, directement.
Décidemment, ce n'est plus l'heure des petits choix.

3 octobre 2008

41. Lorsque leurs ailes sont mortes, les papillons vont là où le vent les porte.

Spleen.
( Les bras de la fatalité sont si confortables.)