15 décembre 2007
11. Genre je révise l'anglais.
12 décembre 2007
8 décembre 2007
o9. I'll take you places that you've never, never seen
Il pleuvait sans cesse contre ses volets, elle imaginait les cours d'eau qui s'engorgeaient, et laissaient crouler sous leurs berges des millénaires de larmes ; chacune de ces pensées était un acte de prévention contre sa faculté involontaire à se laisser porter par la vie. A chacun de ces sourires elle se suprenait elle-même. Tout remontait comme une pâte mal digérée et trop sucrée, une guimauve au goût de contrées que nul n'avait explorées. Tout débordait, c'était le sourire de trop qui faisait déborder le vase. Elle comprit l'effet assassin d'un simple tressaillement discret des lèvres, d'une lueur à peine visible au creux de ses pupilles trop sombres. Nous sommes tous dotés de glaives aussi tranchants que le peuvent être certaines paroles. Combien de meurtres sont-ils commis involontairement chaque jour? Quelques-uns, des milliers? Ces assassinats sans effusion d'hémoglobine, ces recroquevillements de l'âme étaient diffus, présents dans chaque molécule d'air qu'elle entrevoyait. Partout on s'entretuait à coup de sentiments, de je t'aime et de regards énigmatiques, oracles du pire.
28 novembre 2007
o8. Monday morning feels so bad, coming Tuesday I feel better, I've got Friday on my mind.
Ca me manque tout ça, tu sais.
26 novembre 2007
18 novembre 2007
o6. Have you ever seen the rain?
I can only keep hoping that one day I'll read what I just wrote again and will smile bitterly.
14 novembre 2007
7 novembre 2007
o4. Pictures of Lily.
4 novembre 2007
o3. Piste 11.
1 novembre 2007
o2. On a rainy sunday afternoon.

28 octobre 2007
o1. Whiskey bar.
Finalement, il y a tellement de choses qui n'ont jamais été exprimées, de murmures morts dans mes poumons. Je ne sais plus dans quelle langue je pense, tout est mélangé. Je vois des métaphores dans les théorèmes de physique. La théorie de la chute libre m'obsède. Je me suis surprise à repenser à tous les gens que j'avais connus et que j'avais oubliés. A tous les articles que j'avais écrits ici, puis effacés. C'est facile la vie quand on ne regarde pas en arrière. Il y a un moment j'écoutais beaucoup Hungry eyes. Maintenant je me contente de Alone again naturally. On change, doucement. J'ai toujours voulu du fracas, des nuits d'orage et des pluies torrentielles. Je vis petitement. Je ne prends pas de chemins de traverse. Les phrases de Belle du Seigneur me trottent toujours dans la tête ; si cette sensation n'avait pas persisté, je m'en serais voulue. Je devrais placarder un Nulla dies sine linea au-dessus de mon bureau, le tatouer sur mon bras, je ne sais pas. Plus ça va et moins j'y crois. Pourtant, je m'y raccroche. Depuis que je suis capable de lire et d'écrire, toutes mes pensées ont été tournées vers ce but : je veux écrire. J'ai l'impression que mes rêves se sont mélangés, que tout est inextricable ; je refuse de me laisser porter par la vie. J'ai toujours voulu être maîtresse de mon destin, ne dépendre de personne. Je déteste quand mon palpitant s'affole. J'ai toujours souhaité pouvoir penser, à chaque instant, que si je partais maintenant, si je montais dans un train au hasard, je ne regretterais rien. C'est idiot ; on s'attache aux gens, on sanglote, on susurre, on s'esclaffe, on s'écrit, on se rature, on fausse. Sans doute la nature humaine est-elle faite ainsi. J'ai souvent souhaité avoir la capacité d'aller contre mes sentiments ; je n'en ai gardé que des blessures d'où s'écoulaient de l'encre.


