2 janvier 2010

58. Les années folles.

Quelques jours à tourner le dos au retour.


















"What do we do now?
- Enjoy."

26 novembre 2009

57. De quoi rêvent les roses.

Tes yeux plus clairs que nuit
lorsque larme y luit.




Quis scit?

25 octobre 2009

56. Maintenant, c'est autre chose.

J'ai grandi, je suis tombée amoureuse, devenue sérieuse et tout ce genre de choses.

Et pourtant, revenir ici, c'est comme faire du petit latin. Tout embrasser d'un regard en ayant l'impression de comprendre, d'entendre. A quoi bon? C'était avant.

Carpe diem. Vale. (seize the day & take care)



1 août 2009

55. "Il en a fallu du chemin pour arriver là, hein?"


Let's go further then. Isn't it what everybody's looking for, going further and further again?

[ listening to them my mouth filled itself of words I hardly knew, that didn't made any sense to me but the certainty of the beauty of their unknown lullaby ]

It was this very feeling I couldn't put words on then.
Knowing we couldn't go back and act as though nothing had happened.

31 mai 2009

54. This could be the end of everything, somewhere only we go, somewhere only we know...

Je savoure chaque instant - mais tu ne sais rien de ces choses-là.

1 mai 2009

53. Plus douce sera la chute.

Ces instants que nous tentions d'attraper à travers nos yeux mi-clos me sautent à la gorge.

25 avril 2009

52. C'était il y a deux ans, et c'est seulement maintenant que je comprends le sens de ces mots. Tout est une question d'ombre.

HELENE : entre les objets et les êtres, certains sont colorés pour moi. Ceux-là je les vois. Je crois en eux. Je n'ai jamais bien pu voir Ménélas.
[...]
HECTOR : On dit qu'il ne vous quittait pas.
HELENE : Evidemment. J'ai dû le traverser bien des fois sans m'en douter.
HECTOR : Tandis que vous avez vu Pâris?
HELENE : Sur le ciel, sur le sol, comme une découpure.
HECTOR : Il s'y découpe encore? regardez-le, là-bas, adossé au rempart.
HELENE : Vous êtes sûr que c'est Pâris, là-bas?
HECTOR : C'est lui qui vous attend.
HELENE : Tiens! Il est beaucoup moins net!
HECTOR : Le mur est cependant passé à la chaux fraîche. tenez, le voilà de profil!
HELENE : C'est curieux comme ceux qui vous attendent se découpent moins bien que ceux que l'on attend!
HECTOR : Vous êtes sûre qu'il vous aime, Pâris?
HELENE : Je n'aime pas beaucoup connaître les sentiments des autres. Rien ne gêne comme cela. C'est comme au jeu quand on voit dans le jeu de l'adversaire. On est sûr de perdre.
HECTOR : Et vous, vous l'aimez?
HELENE : Je n'aime pas beaucoup connaître non plus mes propres sentiments.

Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu.